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Cette
rubrique a pour objet de faire la lumière sur les
compagnons de la Verte Tente. Voyons d'abord dans quelles
circonstances est né ce mouvement. En 1455 la principauté
de Liège est encore tranquille. Le prince évêque
Jean de Heinsberg y règne depuis 36 ans (il a alors
69 ans). Non loin de là, grâce à de
multiples alliances et surtout à son immense fortune,
le duc Philippe le Bon, cousin du roi de France, possède
tous les pays autour de Liège et maintenant il veut
annexer la principauté à ses vastes possessions.
Jouant de politique, le 21 mars 1455, il impose l'abdication
de Jean de Heinsberg en faveur de son neveu Louis de Bourbon.
Le 13 juillet 1456, Louis de Bourbon fait son entrée
à Liège. C'est un jeune homme de 18 ans ayant
peu de valeur, maladroit, faible et frivole. Liège
l'ennuie et il sera rapidement détesté de
la population. Muselée, la milice communale, aux
ordres du prince, ne pourrait en aucun cas se rebeller ouvertement.
Cinq
ans plus tard, les Liégeois ne souffrent plus des
affres du Bourbon. Les négociations avec le nouveau
roi de France sont conclues et Liège a la protection
de Louis XI. |
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Le
20 octobre 1465, la défaite à la bataille
de Montenaken face à Charles le Hardi aurait dû
nous mettre en garde. En conclusion de cette bataille, le
22 décembre, la Paix de Saint Trond entérine
la domination bourguignonne du pays de Liège. En
mars 1466, les peuples ardennais et hesbinois s'agitent
et les couleuvriniers se lèvent. Des hommes, dont
l'histoire ne nous a pas laissé les noms, se réunissent
en bandes et attaquent l'envahisseur bourguignon.
Lorsqu'on
lit la description de ces hommes par Claude Gaier (in Les
grandes batailles liégeoises), nous pouvons
déjà en retirer quelques éléments
remarquables >>> |
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- Ils
n'ont pas de structure militaire traditionnelle. Entendons
par là qu'ils agissent au coup par coup, formant
les troupes et les dissolvant pour l'occasion.
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Ce sont des idéalistes radicaux, agissant contre
Charles le Téméraire et non pour l'argent.
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On les appelait "rudes bonshommes"
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Il existe beaucoup de ces "confréries",
regroupant de 20 à 40 hommes.
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Ils sont alliés au roi de France dont ils arborent
la croix droite.
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Leur livrée est bipartite de vert et de la couleur
de leur localité d'origine.
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Leur loi : la terreur
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Leur devise : la haine du "Bourguignon" (le
duc Charles).
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Leur appui : les populations locales.
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Leur arme : la couleuvrine.
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