|
|
|
|

|
Dans
les années troubles des guerres
de Bourgogne, beaucoup d'hommes d'armes, de mercenaires,
de hors-la-loi, de simples villageois et autres idéalistes
prirent les armes contre les ducs de bourgogne. On les nommait
compagnons de la Verte Tente
(ou teinte).
Ce
mouvement était né fin 1465 - début
1466, à l'époque de la bataille de Montenaeken,
quand le nord de la principauté était tombé
sous contrôle bourguignon. Les compagnons constituaient
alors un danger sérieux pour l'occupant, coupant
les communications, rançonnant ou tuant les partisans
de l'évêque et se livrant à divers actes
de résistance.
A
la mi-janvier 1466, cent cinquante d'entre eux, des paysans
armés, étaient tués à Wellen
par le sire de Ravenstein. La Verte Tente s'était
ensuite progressivement étendue au reste du pays.
Selon Onofrius, ces " maquisards " furent bientôt
plus de quatre mille. |
|
|
On
les reconnaissait à leur tunique, partie de vert,
partie de la couleur de leur localité d'origine;
on les désignait souvent sous le nom de couleuvriniers
en raison de leur affection pour la couleuvrine, une arme
à feu idéale pour harceler l'occupant.
En
mars 1466, Louis de Bourbon, l'évêque,
envoya contre eux ses troupes dans le comté
de Looz, mais subit un cuisant échec. Au
mois d'août, on trouvait certains des compagnons
parmi les défenseurs de Dinant.
La
Verte Tente était bientôt devenue omniprésente
dans les campagnes, à tel point que Raes de Heers,
craignant pour son propre pouvoir, s'était opposé
à elle, sans toutefois parvenir à la contrôler.
L'ennemi national, quant à lui, n'avait eu après
Brusthem de souci plus
pressant que de se débarrasser d'elle. Retranchés
à nouveau à Wellen, les compagnons de la Verte
Tente furent vaincus par les troupes de Bourgogne le 4 novembre
1467; une soixantaine des leurs périssaient dans
ce combat. Cette défaite devait mettre un bémol
à la puissance des couleuvriniers, mais n'était
certainement pas suffisante pour les disperser définitivement.
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Nous
avons donc encore à compter avec eux en 1468.
Le légat Onofrius atteste de leur présence
parmi les partisans liégeois assiégés
par Charles le Téméraire au mois d'octobre
(donc parmi les 600
Franchimontois).
Après
la chute de Liège
en octobre 1468, il est fort probable que les compagnons
de la Verte Tente se dispersèrent et leur
rébellion désormais écrasée
par la rage et la puissance de Charles le Téméraire.
Stephan
Platteau
in Vincent de Bueren, capitaine des liégeois.
|
|
|
|
|
|
|
 |
Un
seigneur bourguignon face à un capitaine liégeois
© Cie de la Verte Tente - 2005 |
|
|
|
|
|
|